Projet Neshama

Transmettre la mémoire pour éclairer l’avenir

Les passeurs de mémoire de Neshama

La Shoah (l’extermination de six millions de Juifs par le régime nazi) a marqué durablement l’histoire du XXᵉ siècle et les consciences humaines. Si les survivants ont longtemps été les témoins directs de cette tragédie, leur disparition progressive rend aujourd’hui indispensable la mise en place de nouvelles formes de transmission.

Le projet Neshama est né de cette urgence : permettre aux générations suivantes de continuer à porter une mémoire vivante, humaine et incarnée. Les passeurs de mémoire du projet Neshama sont des enfants de survivants formés sur les plans pédagogique et historique par la Fondation Auschwitz et le Service Social Juif.

À travers des rencontres avec des élèves, des échanges et des témoignages, Neshama propose une approche sensible de la Shoah. Au-delà des faits historiques, il s’agit de transmettre une expérience humaine, de favoriser l’empathie et d’inviter les jeunes à réfléchir aux enjeux contemporains de racisme, d’antisémitisme, de discrimination et de responsabilité citoyenne.

Neshama n’est pas un cours d’histoire : c’est une rencontre, un passage de relais, une manière de faire vivre la mémoire pour qu’elle continue à éclairer le présent et l’avenir.

La seconde génération, un regard unique

L’enseignement de la Shoah figure au programme du secondaire et peut s’inscrire dans différents cours, notamment la citoyenneté.

Mais comment transmettre, au-delà des faits historiques, une mémoire chargée d’humanité ?

La Shoah est à la fois un fait historique majeur et un héritage qui a façonné les générations suivantes.

Alors que les survivants livrent des récits directs, la seconde génération apporte une mise en perspective, humanise l’Histoire et la rend plus accessible aux jeunes.

Les enfants de survivants partagent l’histoire de leurs parents ainsi que leur propre vécu et leurs recherches. Cet échange humain permet une autre approche de la Shoah, fondée sur l’écoute et la transmission.

Témoignages

« Je ne suis pas mon père, certes, mais je peux raconter son histoire et partager avec les élèves les questions que m’a posées son expérience… Mon espoir est de susciter chez les élèves un désir de mémoire, un désir de savoir et de transmettre à leur tour. Ce récit véritablement initiatique les amène à se pencher sur leur propre vécu et la richesse de l’acceptation de l’altérité. »

« Bébé miracle de la vie et de la survie Autour du berceau des êtres heureux mais aussi des ombres qui mettaient leurs espoirs dans ce petit être humain pour qu’il ne connaisse plus les mêmes souffrances Alors ils lui donnèrent un prénom discret pour se fondre dans la masse. Mais très tot cet enfant compris qu’elle avait une mission faire revivre ces âmes parties en fumée et ne jamais les oublier. Elle prit très tot la parole en public pour raconter leur histoire. Elle manifesta à 10 ans pour la survie de son peuple. Ecouta et diffusa les témoignages de ceux qui avaient vu l’horreur. Puis vint le moment de transmettre à ses enfants cette histoire. Elle leur donna des prénoms en souvenir des disparus. Ils n’avaient plus peur et ils apprirent la langue du Livre ils étaient fiers mais n’oubliaient rien. A leur tour ils agrandirent la famille tous ont cru que les nuages sombres étaient loin. Malheureusement depuis quelques années le ciel s’assombrit à nouveau cet enfant devenue grand mère se doit de reprendre son bâton de pélerin pour que tous les enfants du monde puissent être fiers de leur prénom et n’aient pas à le cacher Au nom de ma grand mère Dwora assassinée à Auschwitz »

« Transmettre, me permet de comprendre comment l’expérience de ma maman, enfant cachée pendant la Shoah, m’affectée, a structuré ma vie, mon identité, mes relations, ma vision du monde. Cela crée également un sentiment d’appartenance face à l’histoire. Ensuite, les témoignages de la deuxième génération contribuent à l'éducation à la Shoah et à la lecture commune que nous devons avoir de la Deuxième Guerre mondiale qui est essentielle, surtout dans le contexte actuel, en permettant de mieux comprendre le passé, pour construire cet avenir que nous rêvons meilleur pour nos enfants.»

« Il y a la « Grande Histoire ». Et il y a toutes ces « petites histoires » humaines, qui font comprendre la "Grande" et qui l’éclairent. Mon père avait 16 ans lorsque la Seconde Guerre mondiale a éclaté. Le nazisme a percuté le destin de ce jeune juif immigré et dingue de foot. Pourquoi raconter son parcours ? Parce que, sur beaucoup de plans, il peut continuer à nous parler et nous mener à nous poser bien des questions…»

INFOS PRATIQUES

À qui s’adresse le projet ?

Aux élèves ayant déjà abordé la Seconde Guerre mondiale et la Shoah avec leur professeur.

Durée d’une intervention

Chaque module dure maximum 55 minutes. Chaque rencontre est unique, selon le passeur de mémoire.

Plusieurs intervenants ?

Les passeurs de mémoire peuvent se déplacer à plusieurs selon le nombre d’élèves. (Possibilité de préciser langues après validation.)

Faire appel au projet Neshama

Pour toute question ou demande de rendez-vous, merci de remplir le formulaire ci-dessous.