« Soins et Maintien à domicile des survivants de la Shoah »
Avec l’aide de la Claims Conference le Service social juif (SSJ) a mis en place, en décembre 2010, le programme « Soins et Maintien à domicile » à l’usage des survivants de la Shoah.
Nombreux sont aujourd’hui dans notre Communauté les survivants, qui éprouvent des difficultés et des besoins d’ordres divers : santé, problèmes physiques ou psychologiques, surendettement, aides ménagères et familiales.
Le principe de ce programme est de venir en aide à ces survivants afin qu’ils puissent se maintenir le plus longtemps possible dans leur cadre de vie habituel.
L’aide du Service Social Juif peut prendre différentes formes : service d’aide à domicile, titres-service, chèques-taxi, bons d’achat alimentaires, participation à l’achat de lits médicalisés ou à des soins médicaux, etc., sans que cela constitue une aide financière directe.
Pour en bénéficier, les demandeurs sont tenus de signer une déclaration sur l’honneur concernant leurs revenus et leur patrimoine.
Les personnes concernées peuvent s’adresser à la permanence du Service Social Juif, du lundi au vendredi de 8h.30 à 12 H.30, ou en fixant un rendez-vous par écrit, par téléphone, ou encore par e-mail
La Claims n’est pas encore en mesure de confirmer si ce programme sera limité à l’année en cours ou prolongé, le SSJ poursuivra donc sa mise en application en 2011.
Service Social Juif ASBL 68 avenue Ducpétiaux 1060 Bruxelles Tél. 02/5388180, fax : 02/5383704
sdock.ssj@easynet.beJanvier 2012
L’année de tous les courages
La fin 2011 était marquée par la disparition de David Susskind, personnalité marquante de notre Communauté à qui notre Présidente Eliane Wieder rend hommage dans le présent Carrefour.
Sa disparition et l’année nouvelle nous rappellent le temps qui passe, les générations qui se succèdent et le monde qui change.
"Puissiez-vous ne plus connaître que des sim'hot (événements joyeux)"; en yiddish, Auf sim'hess correspond à une philosophie du deuil optimiste qui vise à puiser dans notre mémoire des disparus les ressources nécessaires à nos propres vies.
En 2012, elles s’annoncent d’ailleurs un peu plus difficiles dans un contexte d’austérité ou de rigueur.
Austérité parce que si le budget de l’Etat diminue, celui des personnes et des institutions d’aides risquent mécaniquement d’en ressentir les effets. Malgré le fait qu’on nous assure que les plus faibles seront protégés, il nous faut nous préparer à une augmentation de la précarité. Ce que nous vivons à propos de la saturation des réseaux d’accueil des sans-abris et des candidats réfugiés, des urgences dans les hôpitaux publics, de l’accès très difficile au logement abordable, du nombre de faillites, de la difficulté à accéder à un emploi nous oblige à poser la question de nos méthodes de services de premières lignes.
La rigueur ne nous sera pas épargnée. Bien que le Service Social Juif ait bénéficié en 2011 d’un relatif confort en matière de subsides pour l’aide au maintien à domicile des survivants, il a suscité une augmentation des demandes telle qu’il nous est impossible d’y répondre en dehors d’une gestion stricte. Notre expérience nous permet d’ores et déjà d’éviter tous les effets d’aubaine par la vérification de l’état de besoin réel de nos demandeurs. Et tout le monde comprendra que ce seront les plus fragiles d’entre eux que nous soutiendrons en priorité sans dérogation à cette règle d’or.
Nous accélérerons également l’introduction des expertises dans le cadre des agréments de pension des Victimes de Guerre et nous en profitons pour vous annoncer que la Claims Conference à élargi son critère d’éligibilité au Fond Article 2 en obtenant de l’Allemagne l’abaissement de 18 à 12 mois de la période de persécution.
Tous ces besoins, qui ne sont pas que matériels mais qui demandent un appui moral et psychologique, nécessitent une gestion des équipes qui permettent à nos plus de 50 volontaires et 26 travailleurs de vous fournir le meilleur service possible. Le présent exercice des vœux de Nouvel An s’adresse à eux aussi, que nous préférons remercier collectivement sans prendre le risque d’en oublier un seul, car ils méritent tous notre estime.
Bonne année à tous, pleine d’optimisme et de solidarité !
Daniel Berman
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