Le Service Social Juif engage un(e) secrétaire comptable ou un(e) aide comptable qualifiés temps plein sous CDI à partir du 1er septembre 2012.
Compétences exigées : connaissance des outils bureautiques et de la comptabilité, maîtrise du logiciel Bob 50.
Qualités : rigueur, souplesse, autonomie, sens de la relation.
CV et lettre de motivation à adresser au SSJ (Daniel Berman) 68 av. Ducpétiaux 1060 BXL
e-mail : ssj.berman@laposte.net de préférence avant le 15 juin 2012
« Soins et Maintien à domicile des survivants de la Shoah »
Avec l’aide de la Claims Conference le Service social juif (SSJ) a mis en place, en décembre 2010, le programme « Soins et Maintien à domicile » à l’usage des survivants de la Shoah.
Nombreux sont aujourd’hui dans notre Communauté les survivants, qui éprouvent des difficultés et des besoins d’ordres divers : santé, problèmes physiques ou psychologiques, surendettement, aides ménagères et familiales.
Le principe de ce programme est de venir en aide à ces survivants afin qu’ils puissent se maintenir le plus longtemps possible dans leur cadre de vie habituel.
L’aide du Service Social Juif peut prendre différentes formes : service d’aide à domicile, titres-service, chèques-taxi, bons d’achat alimentaires, participation à l’achat de lits médicalisés ou à des soins médicaux, etc., sans que cela constitue une aide financière directe.
Pour en bénéficier, les demandeurs sont tenus de signer une déclaration sur l’honneur concernant leurs revenus et leur patrimoine.
Les personnes concernées peuvent s’adresser à la permanence du Service Social Juif, du lundi au vendredi de 8h.30 à 12 H.30, ou en fixant un rendez-vous par écrit, par téléphone, ou encore par e-mail
La Claims n’est pas encore en mesure de confirmer si ce programme sera limité à l’année en cours ou prolongé, le SSJ poursuivra donc sa mise en application en 2011.
Service Social Juif ASBL 68 avenue Ducpétiaux 1060 Bruxelles Tél. 02/5388180, fax : 02/5383704
sdock.ssj@easynet.beMai 2012
Inquiétudes
Le site antisémitisme.be a publié les statistiques des 65 incidents antisémites en Belgique et en 2011 qui concernent 27 publications sur internet, 23 d’ordres idéologiques, 7 actes violents, 3 dégradations et 3 vols. Un nombre dans la moyenne des cinq dernières années qui ne devrait pas inquiéter le statisticien outre mesure.
Pourtant il cache un contexte particulièrement préoccupant. A Toulouse, Mohammed Merah a justifié l’assassinat antisémite de 3 enfants et d’un père juifs de l’école Oza Hatorah ainsi que de 3 militaires au nom du Jihad. En Norvège, Breivik revendique l’assassinat de 77 jeunes militants de gauche au nom d’une croisade contre l’Islam. A Bruxelles, l’émission Question à la Une nous révèle un prêche tenu dans la mosquée Al Amal à propos de la Journée de la Femme dont l’origine juive est dénoncée. Il m’apparaît qu’une même logique relie les trois discours : la certitude absolue de leur légitimité par ceux qui les prononcent. Nous connaissons bien le processus qui conduit aux meurtres de masse et décrit par des auteurs comme Jean-Claude Milner dans Les tendances criminelles de l’Europe démocratique à propos de la Shoah, Jean Hartzfeld dans ses analyses sur le Génocide Tutsi où Pierre André Taguieff à propos de la Nouvelle judéophobie : le raciste commence par se déclarer menacé et victime des meurtres qu’il projette sur ses proies, en s’appuyant sur une apparente rationalité et sur un système élaboré de valeurs morales. Dès que l’Autre désigné est déshumanisé, le meurtre apparaît comme une vertu. Ce qui est proprement effrayant, c’est que les mêmes qui soit agissent soit sont capables d’agir atrocement, peuvent mener une vie apparemment humaine et équilibrée auprès de leurs proches. Et de nous désemparer ou de déjouer notre vigilance.
Dans un registre comparable, tout acte ou intention terroriste qui vise des civils innocents relève de la même logique fondamentalement génocidaire comme l’a démontré l’ouvrage Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien, sous la direction d’Evelyne Guzy. De même, quel est le sens d’un discours religieux, prononcé devant des centaines de fidèles, qui se permet non pas d’affirmer un interdit ou une opprobre au nom de sa propre Loi, mais qui les justifie parce qu’ils proviennent d’une autre religion ou communauté présentée comme méprisable ? La réponse est dans la question : il induit toutes les dérives violentes liées à ce que le Rabbin David Meyer, Yves Simoens, et Soheib Bencheikh nomment « Les versets douloureux ».
Il ne s’agit pas ici des dérapages inévitables liés à la psychose ou à la perversion individuelle présente dans toute société. Il s’agit de comportements conscients et collectifs qui débouchent sur des guerres et vis-à-vis desquels tout pouvoir démocratique doit pouvoir se défendre et tout travailleur social réagir.
Et pour lesquels nos responsables communautaires ont la responsabilité de répondre, à l’instar de ceux qui font vivre le site antisémitisme.be.
Daniel Berman
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